23.03.2008

2008 : Année Noire !!!

On nous rejoue le coup du nuage de Tchernobyl; jusqu'au ministre de l'Economie qui a érigé la méthode Coué en principe de gouvernement, répétant jusqu'à l'obsession que la croissance serait de 2%. D'un point de vue politique, l'attitude est confortable, et l'on comprend le courroux du président Sarkozy quand une bête contraction du CAC 40 parasite la remise du rapport Attali sur la croissance.

Juste par esprit de contradiction, évoquons donc le possible scénario noir de la grande dépression de 2008 qui toucherait le monde entier, sauf la France bien sûr. Le processus a connu ses prémices en fin d'hiver 2007, il a éclaté en août et se développe depuis, comme une vague inexorable, balayant tout sur son passage.

A l'origine, une spéculation dans le domaine de l'immobilier américain: le système prête sans limite, y compris aux emprunteurs insolvables ( les "subprimes" ), alimentant ainsi la création d'une bulle.

Donc, en 2007, la bulle éclate. La purge commence. Les prix baissent, les taux montent et les mauvais payeurs commencent à se trouver en difficulté. Ils vendent, sans condition, contribuant à la chute des prix, et le risque théorique de pertes sur leur emprunt non honoré devient réel.

Revanche des pauvres sur les puissants, ce fatal engrenage a des retombées sur la structure bancaire dans son ensemble. Toute l'industrie financière constituée pour gérer ces dettes gagées sur la spéculation s'effondre en quelques semaines. Toutes les banques soi-disant non exposées (y compris françaises) prennent le boomerang de plein fouet. Les pertes commencent à être constatées, elles donnent le vertige, se chiffrant en milliers de milliards de dollars.

Le problème est que ce n'est là que le début du mécanisme. Pour le moment, la dégringolade immobilière n'a pas encore produit tous ses effets: les ménages surendettés paient encore les obligations liées à leur logement; ils arbitrent. Ce qu'ils n'honorent plus, ce sont leurs cartes de crédit. Des mois de consommation ne sont pas réglés et les banques engagées sur ce secteur commencent à se trouver en difficulté. C'est le double bang: carte de crédit + crédit hypothécaire sans contrepartie d'actif = faillites personnelles dramatiques. La Grande Dépression.

La consommation s'effondre.
Elle pourtant le moteur de la croissance aux Etats-Unis, plus qu'en France, c'est dire. L'économie américaine en croissance négative, réalité d'ores et déjà. Les répercussions sont terribles pour les fournisseurs, au premier rang desquels la Chine, l'Inde et les autres pays émergents. Ils entrent en récession à leur tour.

Panique des marchés boursiers asiatiques. Le premier semestre 2008 est déjà perdu.

Pour la suite, on peut être inquiet. La dévalorisation brutale de l'immobilier diffuse lentement ses effets pervers. Mais, surtout, dimension supplémentaire: les pertes bancaires ont fait disparaître la liquidité. Les caisses mondiales sont à sec. La contrepartie est déjà sensible: plus d'argent, donc plus d'investissement dans les entreprises de production. Pas d'investissement, pas ou très peu de relance.

L'Europe pourrait-elle être épargnée? La vague met du temps à traverser l'Atlantique, mais elle finit toujours par déferler; ce fut vrai en 1929, ou lors de la crise immobilière dans les années 90. La Société Générale a sonné le premier coup; le ralentissement commence à se faire sentir, il s'amplifiera en cours d'année. La crise générale est inévitable.

20.03.2008

Si la schizophrénie est une affaire de génétique :

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Voici, vers 1973, ma grand-mère, Edith, qui porte, dans ses bras, mon cousin Thomas. En sous pull bleu : Antoine. En chemise verte : mon parrain, Bernard. Avec la cravate rouge : mon père, Jean-Louis. Avec la chemise marron : Pierre. Le petit garçon : c’est moi à 10 ans.
Une belle troupe de barjots !

16.03.2008

Pop-up de Gauche :

Iggy Pop depuis 6:00.
Pas envie de voter Michel DESTOT et son centre (gauche).
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La seule vraie vision de gauche est apportée à Grenoble par les écolos.
Alors, bien que je bosse dans le nucléaire, je ne suis pas à un acte schizophrène prés.

15.03.2008

Nous ne sommes que des merdes pour nos dirigeants

Les grands hôtels, la classe-affair, les taxis, les notes de frais, les petits fours et le champagne, 24 millions en liquide pour eux ...

Pour nous, les logements HLM (ou les pavillons pourris), le tram (ou le métro) qui pue, les casse-dalles et le coca qui nous rendent obèses et les crédits à vie ...


Et je ne suis même pas jaloux !